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Pourquoi J’ai Arrêté Les Etudes

Pourquoi J’ai Arrêté Les Etudes

Qui suis-je ?

Pour toutes celles et ceux qui se ne se comprennent pas toujours, si vous vous posez la question « est-ce que ce chemin est le bon? » Si une routine survole votre quotidien sans savoir si vous êtes réellement heureux, il s’agit d’un thème qui me concerne directement et je vais vous expliquer pourquoi je trouve qu’il est important de le partager.

 

Pour la « petite » histoire :

Je souhaite souligner qu’il s’agit ici de mon cas de figure. Je soutiens quiconque se sent confortable et motivé dans le système éducatif qui, en Suisse, est généreux d’opportunités.

Lorsque vous êtes à l’école, les phrases « bateau » (il faut faire tes leçons, travailler pour avoir de bonnes notes, si tu ne le fais pas, tu vivras dans un carton et tu ne pourras pas sauver le monde) et la vente de l’option « études » sont récurrentes. Au point d’en trouver une certaine fierté, parfois malsaine, et de vous sentir voler au dessus de tout le monde si vous êtes « intelligents » disent-ils. Première erreur, car je n’ai que 15 ans lorsque je sors enfin de la phase obligatoire.

Puisque j’ai obtenu des résultats au-dessus de la moyenne, le gymnase (lycée) est la première étape de mon réel « formatage. » Qu’on se le dise : Ce parcours développe la culture générale, aide à se poser des questions par soi-même (enfin… Si on veut.) De plus, j’ai appris beaucoup de matières dont certaines sont devenues des passions. Les deux premières années m’ont montré à quel point il était simple de contourner les exigences du système d’études secondaires car je n’allais pas aux cours. 

Cependant, les résultats finissent par chuter. Le coup est fatal car la troisième année, supposément la dernière, je ne vais qu’à un cours par semaine (très optimiste). Mon état psychique ne fait pas long feu, lui non plus. Je commence une thérapie et ma psychologue fait annuler mon année si mal entamée. Le problème, c’est que je vois cela comme un parfait échappatoire. J’ai l’occasion de travailler un peu, me rééquilibrer pour recommencer l’année suivante et terminer ma première formation secondaire.

Il est difficile d’expliquer ce qu’il se passe dans mes réflexions à cette époque. Beaucoup de confusion, beaucoup de ras-le-bol et peu de certitudes. Mes parents sont présents mais ne parviennent pas à cacher leur déception/peur/peine, ils me poussent d’ailleurs à me reprendre, à encourager ce potentiel qui peut m’ouvrir toutes les portes, selon eux. Je finis donc ma dernière année et l’université est un choix logique. Or, je ne veux pas la commencer tout de suite. En parallèle à cela je veux mon indépendance, mais je sens aussi que j’ai besoin de changement. Je ne peux plus rester à écouter des gens plus cultivés que moi m’expliquer comment fonctionne le monde. 

Je fais donc un stage et les premiers problèmes financiers font leur apparition car j’habite déjà seule. J’ai 18 ans = très mauvaise gestion des affaires. Au terme de mon contrat, une occasion nouvelle se présente à moi : j’ai le choix entre reprendre les études ou travailler.

Les soucis de sous (huh.) ont vite fait pencher la balance à une des meilleures décisions de ma vie. J’ai décroché un emploi dans un hôtel, avec une responsable qui m’a tout de suite accordé une confiance, des responsabilités et des charges me permettant de ne pas de trop penser. Exactement ce dont j’ai besoin. C’est un travail qui me permet de parler à des personnes venues du monde entier, communiquer avec elles, les satisfaire. Après quelques mois je suis comme un poisson dans l’eau, j’adore ce que ce travail fait de moi : je peux vivre correctement, profiter de la vie de manière générale, faire du sport, quelques sorties resto avec des copines, cinéma, shopping évidemment, vacances etc. Pour une jeune fille de 22 ans, c’est le rêve.

Mais seulement, voilà : un petit reste du « formatage » est resté coincé dans mes aspirations, j’ai toujours un discours qui me pousse à reprendre les études. « Je veux devenir quelqu’un, je ne vais pas être réceptionniste toute ma vie quand même, je veux une vie meilleure pour mes enfants, je veux un gros salaire, je vaux mieux que cela. » Aujourd’hui, je me rends compte à quel point c’est éloigné de ce que je suis.

Avec cet objectif toujours en tête, après une année j’ai commencé à être moins efficace dans mes tâches, jusqu’au moment où je me suis décidée à franchir le pas : devenir étudiante en fac de droit. Pour la plus grande fierté de ma famille au sens large, qui attendait que j’achève quelque chose de grand. Aujourd’hui je me demande si ce n’est pas moi qui imaginait tout ça.

Mais voilà, elles ne m’ont pas réussi ces études. J’ai tenu 6 mois avec une détermination forte et ambitieuse, ensuite je me suis laissée emporter par la vie d’étudiante, sans trop de responsabilités. Je ne veux d’ailleurs plus vraiment les récupérer. Alors je change de faculté, pour essayer encore et encore de me convaincre que je suis faite pour les études, qu’il faut que j’entre dans cette élite de ceux qui possèdent un Bachelor ou Master. Je me sens mal de ne pas atteindre ce but puisque j’en ai les capacités. Sauf que j’en ai oublié l’essentiel et cela a duré 3 ans.

Fin de la « petite » histoire.

 

Qu’est-ce qui me rend heureuse? Est-ce que j’aime ce que je fais? Est-ce que j’en ai envie? Je réalise maintenant que tout réside dans ces questions. Chaque jour qui passe, il faut être sûr que ces points sont clairs à nos yeux. J’ai donc pris la décision de tout arrêter. Sortir de ce cercle vicieux, comprendre qui je suis devenue, prendre la vie au jour le jour tout en gardant l’objectif professionnel en vue : être motivée par ce que je fais, pour moi seule. Je recherche un emploi dans un premier temps, pour des questions financières comme d’hab et me dirigerais ensuite surement vers un diplôme en communication/ressources humaines. Ou peut-être pas…!

 

Comment être sûre que c’est le bon choix? Il n’y a pas de moyens de le savoir. Mais pour ma part, j’ai été soulagée à la seconde où la décision a été prise. Bien entendu il faut savoir différencier si c’est un abandon par peur, ou comme moi, parce que vous tournez en rond. Cependant la peur est tout de même là, on abandonne une conviction, pour grandir dans un terrain inconnu. Si vous vous sentez motivés par un projet (Stuck In My 20s pour ma part est le résultat de cette pensée) faites-le! Sans penser aux conséquences ni aux « mais si cela ne me plaît pas? Je vais à nouveau laisser tomber dans 3 mois, je me lasse trop vite de toute façon« , FAITES-LE. Vous serez surpris de ce que vous produisez lorsqu’une lueur d’envie est la source de votre objectif.

 

J’ai bientôt 25 ans, et je souhaite profiter de chaque seconde, chaque jour est sensé être une opportunité pour en faire quelque chose qui me plaît et qui me fait me sentir bien. Je l’ai déjà lu des milliers de fois, mais sans vraiment comprendre à quel point ces mots sont déterminants. Il faut le sentir en vous. Si vous vous sentez coincés, tristes sur une longue période, réfléchissez-y. Est-ce que ce que vous faites vous comble? Est-ce que vous êtes vraiment heureux?

 

Lorsqu’on se sent avancer dans le vide, que les jours passent sans comprendre comment se sont écoulées les dernières années, cela peut être un signal qu’il faut se re-concentrer sur ce que l’on ressent, sur qui nous sommes. Est-ce que j’aimerai rencontrer la personne que je suis aujourd’hui?

 

Les points à retenir ?

 

  • Il faut profiter de ce que la peur nous apporte : elle nous montre que quelque chose en nous est en train de vibrer.

 

  • Le courage naît d’expériences similaires. Les prises de décisions sont importantes, mais aucun choix n’est irrémédiable.

 

  • L’amour est essentiel. Envers nous-même, envers la vie, le présent, le passé et le futur et ceux qui nous entourent.

 

  • Le temps : il aide à ajuster les directions, les structurer en fonctions de nos envie et à accepter que « tous les chemins mènent [finalement] à Rome ».

 

  • Le pouvoir d’un sourire : celui que vous offrez et celui que vous recevez peuvent changer votre énergie quotidienne.

 

 

  • La communication sera toujours une clé. Parlez-en, à vos proches, dans des forum, à un inconnu dans le train, à la caissière du supermarché. Lorsque vos idées restent en vous, elles ne germent parfois pas suffisamment. Un seul mot peut pourtant apporter la dose de soleil nécessaire à relancer quelqu’un.

 

  • Relativiser : les choix ne disparaissent pas du jour au lendemain, vos actes peuvent être reconduits. Soyez  donc attentifs à ce qui vous fait sourire, sur plusieurs jours/semaines/mois s’il le faut. 

 

Si vous vous dirigez vers quelque chose qui ne vous correspond pas, ne vous en faites pas. Le temps saura vous le dessiner, cela apparaîtra devant vos yeux comme une évidence.

 

Mon coup de gueule au problème :

Vous allez certainement me trouver un peu trop anarchiste mais ce système éducatif est à effacer et à reconstruire. Je me sens comme une victime de tout ce qu’on nous fait croire dès notre plus jeune âge.

 

  • Arrêtez de penser que les études ne sont accessibles que par une partie de la société : ce n’est pas vrai! Tout le monde peut y arriver! Il n’y pas réellement de difficulté majeure (les enseignants sont souvent très bons et bien formés), mais c’est la quantité qui définit si vous allez tenir le coup. C’est un style de vie, une manière de penser, qui réclame de vous une disponibilité et une implication certaine. Mais cela reste atteignable! Mon échec est du au manque de motivation et non de capacité, j’insiste sur ce point parce que n’importe qui peut y avoir accès (en Suisse, du moins, et évidemment certains chemins d’accès sont plus légers que d’autres).

 

  • Par conséquent : les étudiants se comportent en élite. Certes, ils sont spécialistes de certains sujets. Expérience vécue, on apprend énormément en très peu de temps, on se sent comme des cerveaux ambulants et c’est très satisfaisant. Le savoir est une arme. Mais en rien ils ne sont plus heureux, plus courageux, plus intelligents, plus matures (au contraire dans trop de cas…), et j’en passe. Ils sont comme vous et moi. Souvent mal vus par le marché du travail, ils se renferment dans leur routine intellectuelle, sans savoir s’ils sont réellement sur le bon chemin. Ils continuent parce qu’ils ont commencé, mais n’ont aucune idée si l’arrivée va leur plaire. Coincés dans une ambition incertaine, ils se résignent à ne se concentrer que sur leurs cours, sans s’ouvrir au monde et à leur appartenance dans celui-ci.

 

  • Le système pourrait encourager chaque élève à trouver une ou plusieurs branches dans laquelle il excelle. Tu aimes les jeux videos ? Concentrons-nous sur l’informatique. Tu adores la mode ? Tu as le choix entre trois niveaux de cours de couture. Votre fils est excellent en sport? Nous dispensons plusieurs programmes adaptés. Votre classe est forte en maths ? Voyez avec eux quelles sont les solutions économiques pour nourrir un peuple. Il ne s’agit pas d’infrastructure, d’argent ni d’intellect, mais d’ouverture au monde, de communication et de volonté d’apprendre. L’adaptation de l’enseignant est à ajuster et à approfondir. C’est à lui d’orienter ses matières vers les intérêts de sa classe et non la classe qui doit s’adapter à l’échelle certainement définie par un algorithme. Mettez une passion dans les mains d’un enfant ou un jeune adulte et il vous changera votre vision de la vie.

 

Une grande partie des jeunes adulte est perdue dans un océan de possibilités, contraintes et réflexions sur ce qu’ils sont et ce qu’ils vont devenir. Or, rien n’est urgent, être orienté vers l’avenir, vers la joie, l’entraide et ce qui nous fait nous sentir heureux n’est qu’un état d’esprit et non un diplôme fédéral.

 

 

 

Who am I?

For those who don’t always understand themselves or wonder « is this path the right one for me? » If a routine is currently spying over your lives whether knowing if you are actually happy or not, here is a theme that concerns me directly and i will explain  why I think it is so important to share it.

 

My story – (you can skip this part) :

I want to be clear about one thing : I really do support whoever feels comfortable and stimulated in our educational system, especially in Switzerland, it offers generous opportunities.

When you are in school, you often hear stuff like « you need to do your homework, study hard so you can get good grades, and if you don’t, you will live in a box and won’t be able to save the world. » The school system sells the option of being a student. What I mean by that is go to college if you want to be rich and have a good life. As a teenager, you would find some kind of pride in that (unfortunately it’s not that healthy) plus, we would consider ourselves better than others… Especially if you are smart, they say. First mistake of course, because I’m only 15 when I finish school.

I got, let’s say, « not so bad » grade results. So high school is the first step of my « lobotomy. » Again, let’s be clear : this option does help a lot, it develops general culture, we learn how to ask ourselves some intellectual questions (I mean, kind of) and I have learned a lot of material and in some cases some became hobbies. The first two years showed me how easy it was to escape the main expectations of the scholar system (you know, actually showing up to classes and basic stuff like that) because I had not-so-bad grades.

However, grades always end in bad shape when you’re in that state of mind. It is harsh when you get down of your little comfy cloud. My third year, supposedly the last, I would show up maybe once a week and not even the whole day (still pretty optimistic there). My psychological state doesn’t really help, I have to start a therapy. My psychologist erases that year. The problem is : I see that as a relief, and kind of easy. Thanks to her I can work a little while and re-banlance myself, so I can start fresh and finally get my high school diploma.

At that time, it is hard to explain what was going on in my head. A lot of confusion, can’t-stand-it-anymore moments and lack of confidence that is for sure. My parents are there, but they can’t really hide their sadness and disappointment so they encourage me to get back on my feet and feed this potential that can open any door in this life they said. I finally finish my year, and college is just a logical choice. But the thing is, I don’t want to start it right away, I want my independence and I furiously am in need of change. I can’t stay still anymore, listening to people that know way much more than I do, and tell me how this world actually works.

So I start an internship and money troubles come with it because I already moved out. I am now 18 so basically, I suck at taking care of administrative matters. When I am done, a new opportunity knocks on my door and leads me to a choice : I can work, or I can start college.

Well, money problems usually help to take care of this decision for you, and it led me to one of the best decisions of my life. I was a receptionist, working with a boss that asked too much of me but kept me focused and gave me plenty of responsibilities which help me to reinforce myself. Exactly what I needed. It is a job that gives me the chance to speak to a lot of different people, from all around the world, communicate with them, help them to have a great time, in short : just give something special. After a few months I feel great, I love what that job does to me : I can live peacefully around bills, enjoy my life in a general kind of way, train, some nights out with friends, cinema, shopping obviously and holidays. For a 22 y.o. girl it is kind of heaven.

But a small amount of my lobotomy was still hanging in there. I have a speech (in repeat mode) that says « I want to be somebody, I don’t wanna be a receptionist for the rest of my life, I want a better life for my children, I want a big salary, I am better than that » … Yep, pretty high horses there. Today I can’t begin to imagine talking like that and how far it is from who I am.

Well, with this goal in mind, I started to lack efficiency at my workplace until I decided to go to college. I went to law school and everyone was proud of me, myself included. My family expected that I would succeed. Today I wonder if it wasn’t just me who thought that.

You probably already figured out the final line of that story : I failed. I was pretty motivated at first but then I just went with the flow of being a college student and left my responsibilities out of the way. So I went to the faculty of Arts, in English, French and Information Technology, to try again and again and convince myself that I was made for it, because it defined me. This is who I am, right? I want to be part of that golden society of people who got Bachelor and Master’s degrees. I felt bad that I did not succeed the first time because I know I’m smart. The second time, I was just fighting in vain. I had forgotten the most important things, and it lasted 3 years.

End of the story

 

What makes me happy ? Do I love what I do? Do I really want to do this? I realize now that everything leads to those questions. Everyday we must be sure that we answer them. So I decided to quit everything, get out of that vicious circle and understand who I became. One step at a time, one day after another. I want to build a new professional goal : be motivated by what I do and just for myself. I am looking for a job (money money money…) and will probably sign in a communication class. Or maybe not!

 

How do I know that it is the right choice? There is no way of knowing for sure. But for me, I was relieved the second I took the decision. Of course, you need to think a little further : do you quit because you’re afraid or is it because your wandering in circles for a long period of time? However, fear is always there. We abandon a state of mind and a lifestyle, to grow up in an unknown field. If you feel motivated by a project (Stuck In My 20s is one of mine) just do it! Without thinking about the consequences, or the what ifs. Just do it. You will be surprised about what you can build when a light of motivation is the source of your goal.

 

I am 25 soon and I want to enjoy every second of my life. Every day is supposed to be an opportunity to make something that I love and that makes me feel good. I have red that a thousand times without understanding what it really ment. You need to feel in it yourself. If you feel trapped, sad or even empty, just think about it. Do you like what you are doing with your life? Are you happy?

 

When we feel like we are walking on empty ground, that days pass without noticing where went the last 2-3 years, it might be a sign that we must focus on ourselves. We must focus on what we feel, who we are. Would I like to meet the person that I am today?

 

What I learned ?

  • Fear actually helps : It indicates that something in yourself is vibrating.

 

  • Courage : is born from similar experiences. Decisions are important but don’t forget that you can always change your mind. Once you think about it, you already started.

 

  • Love is everything : love for yourself, for life, for the present, the future, the past and for those who are in our lives right now.

 

  • Time : it helps to adjust directions, to build them depending on our wishes and to accept that Rome wasn’t build in a day. The power of a smile : the one you get and the one you give can change the entire energy of your day.

 

  • Communication : it will always be one of your secret weapons. Talk about it, to you friends, your boss, your family, a stranger on the bus, the lady at the supermarket. When your ideas stay within yourself, sometimes they don’t germ. One word can bring the necessary light to motivate someone.

 

  • To Relativize : Take a step back. Your choice will still be in front of you tomorrow. Your actions can always move into a different direction. So take the time to focus on what makes you smile, for days, weeks, months even, whatever the time is.

 

If you are heading somewhere that doesn’t fit you, don’t worry. Time will draw the picture, it will appear in front of you as if it has always been there. You just need to open your eyes and believe in what you feel.

 

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